MICOLOT Joseph né le 29 mars 1879 à Lyon 4e, mort au combat le 18 mars 1918
Cette note est un résumé de la biographie consacrée à Joseph MICOLOT par le GAF-Généalogie.
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Joseph MICOLOT et la guerre de 14‑18
Joseph Micolod est né à Lyon le 29 mars 1879. Vannier de métier, il porte d’abord la vie tranquille des artisans lyonnais, mais son destin bascule avec la mobilisation générale.
Appelé sous les drapeaux après son conseil de révision en 1899, il connaît le service outre‑mer en Crète avant de retrouver la vie civile. Il participe au maintien de l’ordre en Crète du 25 mai 1901 au 7 novembre 1902
Libéré de ses obligations militaires le 19 septembre 1903 , il passe dans la réserve le 1er novembre 1913.
Réserviste au début de 1914, il rejoint néanmoins son devoir quand la France entre en guerre le 4 août 1914.
Les années qui suivent sont rudes : blessé une première fois le 7 août 1916 au Bois de Hem, puis de nouveau le 1er novembre 1917 près du Moulin de Loivre, Joseph fait preuve d’un courage répété. Sa citation à l’ordre du régiment en août 1916 souligne son énergie et son esprit d’entraînement — «Énergique et plein d’allant, a toujours encouragé ses camarades pendant la défense d’une position évacuée »— et lui vaut la Croix de guerre.
Le 18 mars 1918, pendant la seconde bataille de la Marne, il tombe au Champ du Seigneur à Vienne‑la‑Ville. D’abord inhumé à Merfy, son corps sera transféré en 1923 à la nécropole nationale de la Maison Bleue à Cormicy. Son sacrifice est officiellement retranscrit à l’état civil de Feyzin le 5 juin 1918.
Joseph MICOLOT et le village de Couzon‑au‑Mont‑d’Or
Si Joseph repose dans la mémoire nationale, son attachement à Couzon‑au‑Mont‑d’Or reste mystérieux.
Son nom figure sur le monument aux morts de Couzon et sur celui de Feyzin, après une demande signée par Jean Mathieu Micolod et Marguerite Page, cultivateurs du quartier de la Saône.
Ces témoins, présents dans les recensements des années 1920, semblent appartenir à la même génération que la famille de Joseph, mais le lien précis — oncle, tante, cousin — n’a pas été établi. Les archives familiales racontent néanmoins une origine bien lyonnaise : un père teinturier, Joseph (né en 1842), une mère tisseuse, Marie‑Catherine Dody, et des grands‑parents artisans de la Croix‑Rousse.
Ces racines lyonnaises, et la présence de parents à proximité du Rhône, expliquent peut‑être l’honneur rendu par Couzon : un village voisin qui a voulu inscrire le nom d’un fils tombé pour la France, même si l’arbre généalogique complet reste à reconstituer.